Quand les bimbos font leur show

          La présence des femmes dans le monde des médias est incontestable. Aujourd’hui elles sont bel & bien sur le devant de la scène et occupent des postes plus qu’honorables. Qu’elles soient présentatrices du JT aux heures phares, animatrices télé ou à la radio, responsables de programmes sérieux comme Zone Interdite ou Envoyé Spécial, sur les radios ou co-présentatrices de programmes, il est clair que la gente féminine occupe une place prépondérante et non négligeable dans les médias. Mais malgré une ascension remarquable, l’image de la femme dans les médias n’est pas toujours flatteuse. En particulier dans un media : la télévision. En effet, loin de toujours privilégiée une image élogieuse, ce média utilise parfois un genre que tous connaissons : la Bimbo. Habituellement réservé aux programmes de télé-réalité, ce personnage a fait son entrée dans la télévision tout court. Mais alors pourquoi véhiculer ces deux images qui peuvent-être clairement considérées comme le jour et la nuit ?

            De préférence écervelées, potiches, souvent blondes (Eh oui. Désolé amies blondes) et à forte poitrine, ces plantes à la silhouette  sculptural, sont l’atout charme ou plutôt sexy, de certains programmes comme La Roue de la Fortune ou encore La Minute Blonde (une séquence où le personnage de Dorothy Doll interprété par Frédérique Bel, incarne le stéréotype de la (fille) blonde)  . Un peu comme une carte joker destinée à augmenter l’audimat de la chaîne qui les utilise, elles sont donc exploitées comme des objets et renvoie une image vraiment peu flatteuse. Qu’elles se nomment  Victoria Silvstedt ou Frédérique Bel, l’une comme l’autre ne rendent pas du tout service à la cause des femmes en exploitant et renforcant les idées reçues à propos des femmes. Idées contre lesquelles se sont ardemment battues nos ainé pour montrer leur fausseté. Car c’est une image très stéréotypée que renvoient ces Bimbos de la télé et elles s’en amusent. Comme si la stupidité était ce qui caractérise le mieux la femme. Comment trouver alors les femmes crédibles si dans le même temps deux images circulent : celle d’une femme utilisée pour son intelligence, non pour son physique et celle d’une femme où l’a vacuité et la plastique sont privilégiées ? Entre attirance et répulsion, la télévision entretient une relation particulière avec les femmes.

          Ce modèle c’est d’ailleurs aussi exporté chez nos voisins transalpins. Eh oui le phénomène « Bimbos » n’est pas réservé qu’à la France. En Italie elles ont également une appellation : « velina » qui signifie « double » et qui donne chez nous « Velines ».

Blondes (encore une fois) mais aussi souvent brunes (les brunes ne comptent pas pour des prunes c’est bien connu), très belles (c’est toujours mieux) et avec une plastique de rêve (c’est encore mieux), les Velines sont aussi creuses voir plus que sa voisine la Bimbo française.

Aux côtés d’un présentateur (évidemment), elles servent véritablement de décoration, d’ornement et de préférence silencieux.

Très peu vêtues, elles « procur[ent] des frissons sexuels aux heures les plus insensées » 1  selon Bia Sarasini une journaliste qui s’est intéressée au phénomène des Velines. La croyance que l’affichage de femmes à moitié nues est plus attrayant n’est donc pas présente que chez nous et son utilisation ne semble pas avoir de frontières.

Pour Bia Sarasini, « les velines ne savent rien faire : elles esquissent quelques pas de danse, chantonnent s’il le faut. Silencieuses par contrat, quand elles ouvrent la bouche c’est pour communiquer leur émotion de découvrir soudain qu’elles sont douées de parole » . Une description dure, très peu flatteuse mais véritable (le plus incroyable), qui montre la caricature totale que sont les Velines. La femme est de nouveau enfermée dans les boîtes « soit belle et tait-toi » et « sur ta beauté et ta plastique seules tu peux compter ». Les stéréotypes ont encore la dent dure envers les femmes qui le leur rendent bien en s’enfermant elle-même dans ces rôles dégradant.

Chose navrante, ce phénomène encourage de nombreuses adolescentes Italienne à exercer ce « métier » car très bien rémunéré et offrant souvent une très belle ouverture plus tard : la possibilité de se marier avec une célèbre personnalité ou une star du football (il est vrai que ce n’est pas négligeable), tous deux aux comptes en banque bien rempli. Parmi ces deux cas de figure, nous pouvons citer Belen Rodriguez ex de Marco Borriello attaquant à l’AS Roma et Elisabetta Canalis actuelle conquête de George Clooney, respectivement veline et ancienne veline.

Voilà donc l’image qui est préférée à une image de femme plus sage, plus vêtue, plus sérieuse et surtout à la tête beaucoup plus remplie. Triste constat.

            « Femme objet », pour combien de temps cette étiquette nous sera-t-elle encore collé ? Avec le phénomène des Bimbos & Velines loin d’être en chute, et les envies qu’il suscite, il est clair que la femme utilisée simplement pour sa beauté et ses formes, a encore de beaux jours devant elle dans la télévision. Un média qui pourrait sans hésitation être assimilé au proverbe « un pas en avant, trois pas en arrière ».

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: D’après http://www.babelmed.net/index.php?c=873&k=&l=fr&m

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