Fiche de lecture n°2

Fiches de lecture numéro deux : « Comment les médias abordent-ils les stéréotypes de genre ? » 

Référence : Article tiré du site d’ADA, rédigé par la chercheuse belge de l‘université d’Anvers, Corine Van Hellemont en septembre 2006, qui s’intitule » « Stéréotypes à consommer avec modération ».

Localisation : ADA – site qui traite de la fracture entre hommes et femmes dans les NTIC

Mots-clés : stéréotypes, sexisme, médias, femmes, discrimination, anti-sexisme, anti-discrimination, publicité, stéréotypes sexuels et de genre, sous-représentassions, éthique publicitaire, parité, monitoring.

Citations :

«Mais les médias ne sont pas à l’origine des rôles stéréotypés, ni par exemple, de la violence dans notre société. Ce n’est pas parce que quelqu’un voit un meurtre à la télévision qu’il va se mettre à commettre des meurtres dans la réalité. Il faut plus que cela pour commettre un meurtre, notamment un motif. »

«  Si les médias ont une influence sur nous, c’est parce qu’ils s’installent dans un terreau fertile. »

« Celui qui n’est pas prêt à pratiquer un partage des tâches ménagères traditionnel se sentira plus renforcé dans son choix en regardant une publicité reproduisant les stéréotypes dans le domaine, que quelqu’un qui désir faire le choix inverse. Le moindre petit doute peut suffire pour se laisser influencer par ce qui se passe dans les médias. Il suffit de penser à l’objectif de la publicité électorale : s’assurer le vote des hésitants. »

« La force des médias se situe dans l’encouragement (…) ».

« Utiliser les stéréotypes de genre, pour l’annonceur, c’est travailler en terrain sûr, […] »

« […], il n’y a pas vraiment de bâton punitif prévu pour mettre un frein au flot de représentations simplistes et partiales des hommes et des femmes dans les médias, ni pour les obliger à utiliser des représentations alternatives ou entrecroisées. »

 Résumé : 

Dans cet article, l’auteur fait état de l’étude contre les stéréotypes dans les médias qui a eu lieu en juin 2006, et propose des solutions. Elle a nettement remarqué que malgré les études et les conférences qui se multiplient la situation ne change pas pour autant. Pour illustrer cet article elle part d’un constat. Dans le milieu de l’informatique, qui manque de main-d’œuvre, la parité hommes-femmes n’est pas respectée. Les médias ne sont bien sur pas la cause principale de cet effet, des facteurs de l’environnement privé interagissent aussi. C’est ce qu’elle tentera de montrer.

Stéréotypes : est-ce vraiment la faute des médias ? :

Ici, Corine Van Hellemont met clairement en avant le fait que les médias ont été pris comme bouc émissaire dans la lutte contre les stéréotypes. Les stéréotypes étaient présents bien avant l’avènement des médias, notamment dans l’environnement familial. Rejeter la faute sur les médias c’est donc refuser de chercher les véritables causes. Pour  illustrer cette accusation, C. V Hellemont utilise l’exemple des films violent et du meurtrier : voir un meurtre à la télé ne fait pas de vous un meurtrier, de ce fait voir une publicité ou une représentation stéréotypée n’influencera pas forcement le téléspectateur à changer de comportement. Il faut au préalable que le téléspectateur pense dans la même direction que ce qui sera représenté. Mais, elle n’oublie pas de rajouter que ce n’est pas pour autant que les médias et surtout la publicité ne sont pas en tort. Les médias seront là pour faire « pencher la balance » d’un individu hésitant qui se sent concerné par le cas représenté, dans le cas contraire, cela n’aura aucun impact. Pour résoudre les problèmes des stéréotypes, les publicitaires doivent donc « faire pencher la balance » du côté des rôles égalitaires en bousculant les idées reçues, en osant présenter de nouvelles images et oublier les représentations traditionnelles.

Ces représentations sont tellement présentes dans la réalité que les médias ne font que « s’en inspirer ». Le reproche qui sera alors fait aux médias sera de ne pas encourager l’anti-sexisme et de ne pas stimuler « les femmes à s’investir dans la sphère publique ».

 Les médias : sexistes/discriminatoires ou réalistes ? :

Le souhait des lois anti-sexisme et anti-discrimination vis-à-vis des médias et de la publicité est de représenter de façon égalitaire les femmes et les hommes. Or, la chercheuse souligne au début de l’article que personne ne pourra nier que dans la plupart des sociétés, la majeure partie des femmes sont plus présentes dans la sphère privée que publique. Les médias jouent donc avec une réalité existante pour représenter les modes de vie. Mais étant donné leur rôle très influant, ils sont pointés du doigt et devraient aller au delà des représentations traditionnelles afin de peut-être, faire changer les comportements dans le sens souhaité par les organisations de lutte contre les discriminations et le sexisme.

Ce qui en cause selon V. Hellemont, est l’absence de sanctions. Rien n’oblige clairement les médias à supprimer les images stéréotypés, seule des lois de mise en garde sont présentes afin de dissuader les publicitaires. De plus selon les lois en vigueur, seul le « jugement objectif et raisonnable »[1] d’une représentation par l’annonceur et le concepteur peut-être diffusé. Or il s’agit d’un auto-jugement qui n’a aucun intérêt dans cette situation. Le jugement manquera d’objectivité. La question qui se pose alors est : que peut-on reprocher aux médias s’ils disent s’inspirer (plus ou moins) de la réalité (bien que discriminatoire )? Une 1ère solution serait que les représentations homme/femme se basent sur de réelles statistiques de parité.

Enfin, la chercheuse revient sur le fait que l’on a fait des médias un bouc émissaire, or nous sommes les 1ers acteurs de nos comportements, tout vient d’abord de la sphère privée, de l’entourage et du dialogue. Nous devons donc travailler en amont grâce aux débats pour, par la suite influencer les médias à adopter de nouvelles images et représentations. Il faut pour cela que l’appréhension des médias se fasse dès le plus jeune âge pour mieux agir. Une solution toute récente est de permettre aux concepteurs d’auto évaluer leur réalisation afin de renter dans les normes grâce au monitoring.

 Publicité : prenez de la distance :

Lorsque l’on accuse les médias et les publicitaires de discrimination et sexisme, ils savent très bien que cela dépend de la façon dont chacun appréhende l’image. Le problème viendrait de l’éducation du téléspectateur face à certaines images. Or ce n’est pas le rôle des publicitaires, leur 1er but étant de vendre et divertir. Comme dit plus haut, une des solutions seraient d’abord  de faire évoluer les points de vue grâce au dialogue puis influencer les médias a modéré les stéréotypes de genre. Pour y arrivé V. Hellemont conseille de consommer avec modération les stéréotypes présents dans les médias. Après le dialogue l’auteur préconise l’observation et la « déconstruction ». Les téléspectateurs et observateurs doivent  aller au delà  de l’image même et tenter de dégager le but de cette représentation. Une image à première vue choquante, pourra pour d’autres, pointer du doigt un stéréotype grâce à l’humour par exemple (image tirée de l’article – couverture du magazine masculin Ché qui a pour slogan « keep on dreaming for a better » soit en Fr « continuer à rêver pour un monde meilleur »).

Or ce travail de déconstruction et de décryptage ne peut se faire sur chaque image étant donné leur multitude. Chacun aura un point de vue différent  sur une même image d’où la nécessité de prendre du recul sur le jugement de celle-ci pour mieux l’interpréter. Il faut prendre en compte ce que V. Hellemont appelle « les filtres » personnels tels les souvenirs, connaissances, … et filtrer l’image pour une meilleure appréciation ou non (elle prend l’exemple de la publicité pour le whisky « William Lawson’s » dans laquelle figure Sharon Stone. Sans avoir vu « Basic Instinct », film dans lequel elle figure, tout le monde n’appréhendera pas de la même façon cette représentation, bien que l’homme soit présenté comme objet de désir). Mais même si ces solutions  sont mise en place certains  voudraient continuer de vivre avec les stéréotypes.

Enfin, l’utilisation des stéréotypes est un moyen plus facile de faire vendre. En effet utilisé une idée connue et comprise par tout le monde sera plus facile pour faire vendre que de controverser et bouleverser ces mêmes idées.

Définition :

 

ADA : Site internet dédié à la représentation et  la place faite aux femmes dans les nouvelles technologies de l’information et de la communication. Le site porte son nom d’Ada Lovelace, la 1ère programmeuse en informatique, un langage militaire crée aux USA dans les années 80 porte également son nom. Ce site propose également des outils professionnel et pédagogique pour analyser, décrypter, évaluer les images.

Monitoring des médias : Le monitoring est une activité de surveillance et de mesure d’une activité.[2]

Stéréotypes : Idées toutes faites, banalité.[3]

Sexisme : Si le racisme est une forme de discrimination basée sur la perception d’une différence raciale, le sexisme quant à lui représente une discrimination envers l’autre sexe, auquel on refuse l’égalité ou la dignité en stéréotypant des caractéristiques générales qu’on attribuera à ce sexe. [4]

Discrimination : Fait de séparer et de traiter un groupe de personnes différemment des autres, souvent de façon moins bonne.[5]

Anti-sexisme : Opposition au sexisme.5

Commentaire :

 Je trouve cet article sur les stéréotypes très enrichissant car j’ai rarement eu l’occasion de lire un article qui propose des solutions et des alternatifs à la visualisation des stéréotypes dans les médias. En effet dès le début V. Hellemont donne le ton, on « ne fait que mettre un bouc émissaire en évidence » dit-elle en parlant des médias. Accuser les médias est devenue chose facile.

            Après avoir lu ces différentes solutions, je me penche plus sur le but réel de certaines représentations. En effet, aimant collectionner les affiches publicitaires de mode et de beauté, je me suis rendu compte que la plupart des publicités de parfum représentées une femme dénudée. Or pourquoi représenter une femme nu pour du parfum, quel est le but 1er ?

            La dernière partie de l’article m’a beaucoup parlé et à clairement mis en évidence le besoin de prendre du recul et d’utiliser nos « filtres personnels » pour appréhender les illustrations. En effet lorsque l’on regard la publicité de Whisky William Lawson’s sans avoir vu Basic Instinct, on ne peut pas comprendre pourquoi Sharon Stone rie à la fin.

Cet article fait donc vraiment réfléchir sur l’ampleur qu’on prit les stéréotypes dans les médias. Nous, les téléspectateurs avons acceptés depuis plusieurs années, sans broncher, ce que la TV nous présente. Nous avons laissé s’installer des images toutes faites, c’est donc aujourd’hui à nous de faire reculer cela. Certes ce n’est pas une tâche aisée car encore hier quand je voyais une publicité de Dior je la trouvé bien illustré malgré qu’une femme dénudé y était présente. Mais après réflexion, j’ai trouvé le produit et la représentation tout à fait inadaptée.

Pour conclure, si personne ne met en avance les solutions et les problèmes associées aux stéréotypes dans les médias, on ne pourra pas se rendre réellement compte de l’ampleur de la situation.


[1] D’après l’article

[2]  D’après wikipédia

[3] D’après le mini dictionnaire HACHETTE

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